Implant Dentaire

Un implant dentaire, aussi appelé ancrage dentaire, est une racine artificielle qui vient se fixer sur un os de la mâchoire (l’os alvéolaire). On vient ensuite poser une fausse dent (prothèse dentaire ou couronne) sur cette racine. Cette fausse dent peut être posée de manière temporaire ou permanente.
La racine est généralement une sorte de vis constituée de titane, ou d’un métal biocompatible qui peut bien s’intégrer à votre ossature. Cette vis peut recevoir une prothèse dentaire, grâce à une colonne de la même matière ou par fixation directe (plus rare). La dent qu’elle tient est dite amovible ou fixée.
Bien qu’il existe d’autres techniques, comme la simple couronne ou le dentier, l’implant est la solution la plus efficace et la plus longue-durée, pour remédier à vos problèmes de dents manquantes.
La pose de ce dispositif est réalisée en plusieurs fois par un chirurgien dentiste.

Les différentes étapes de la pose d’implant dentaire

La mise en place d’un implant dentaire suit un certain nombre d’étapes, dont les principales sont les suivantes :
Le diagnostique et la phase de préparation
Avant de procéder à la pose de l’implant, votre chirurgien dentiste va vérifier la faisabilité du projet. Pour cela, il va étudier la structure osseuse de votre mâchoire et s’assurer que l’os alvéolaire est en mesure de recevoir et d’intégrer l’implant.

L’intervention chirurgicale

Lors de l’opération, généralement pratiquée sous anesthésie locale, le chirurgien vient inciser la gencive pour créer un espace dans l’os de la mâchoire. Cet espace, créé à l’aide de petits forets dentaires, servira de logement où l’on va visser l’implant (soit la vise en titane).
Si cette intervention semble impressionnante, elle est aujourd’hui très bien maîtrisée par les chirurgiens dentistes, qui la pratiquent très régulièrement.
L’opération est non-alitée et dure entre 30 et 60 minutes.

L’ostéo-intégration

Le chirurgien dentiste doit ensuite attendre pendant 2 à 6 mois de mise en nourrice, c’est-à-dire de cicatrisation, avant d’enfin poser la prothèse sur l’implant. Cette période s’appelle l’ostéointégration, et va permettre de laisser l’implant s’intégrer à l’os alvéolaire. C’est grâce à cela que la dent artificielle aura un bon maintien.
Durant cette période, l’os de la mâchoire, en cicatrisant, va se reformer autour de la vis, et jusque dans les stries de celle-ci. Cela va permettre d’assurer un maintien maximal à votre future nouvelle dent.
Si jamais il y a une rejet de l’implant (ce qui est rare), c’est durant cette phase qu’il survient généralement.

La phase prothétique (empreinte dentaire)

Une fois la phase d’ostéointégration terminée, le dentiste peut poser la prothèse définitive. C’est la dernière étape du processus.
Pour cela, il faut parfois ouvrir la gencive de nouveau, pour faire ressortir la tête de l’implant (si elle n’est pas déjà sortie). Il faut alors retirer la vis de cicatrisation.
Le chirurgien dentiste va alors prendre une empreinte dentaire, grâce à du silicone. C’est cette empreinte qui va permettre de créer la prothèse qui viendra se placer sur l’implant. Cette prothèse est aussi appelée couronne.
La couronne va alors être essayée et modifi autant de fois qu’il le faut pour assurer une esthétique et un niveau de confort optimal.
Une fois la prothèse ajustée et essayée, elle va être sellée de manière définitive.

Les avantages des implants dentaires

Bien qu’il paraisse être une solution lourde, l’implant dentaires présente de très nombreux avantages. Les principaux sont les suivants :
• Avec son taux de réussite élevé, l’implant dentaire évite le recours au dentier et préserve le capital osseux.
• Parce qu’il est fixé directement sur la mâchoire, son confort est optimal, même lors de la mastication.
• Sa fiabilité et sa stabilité sont également inégalées. La durée de vie d’un implant dépasse d’ailleurs 10ans.
• Enfin, il est très esthétique et ressemble en tous points à une véritable dent.

Les risques que comportent les implants dentaires

Les rares échecs (entre 2 et 5 % des opérations) sont dus à un os de la gencive trop fragile.
Il est néanmoins possible, dans ce cas-là, d’avoir recours à une greffe osseuse.
Il est par ailleurs conseillé d’attendre la maturité de l’ossature de la mâchoire pour les enfants.

Le prix d’un implant dentaire

Le prix de l’implant dentaire demeure relativement élevé en France et tourne en moyenne autour de 2 500 euros (pour la totalité du processus).
Ce prix peut grandement varier en fonction des pays européens. Par exemple, la procédure coûte autour de 800 euros en Hongrie, et de 1 000 à 1 200 euros en Espagne, pour une excellente qualité de soins, et des implants répondant à toutes les normes européennes.

Comment se faire rembourser son implant

Le remboursement par la Sécurité Sociale

L’implant dentaire en lui-même, c’est-à-dire la vis, fait partie des soins considérés comme étant « hors nomenclature » par la Sécurité Sociale. Il n’est donc pas remboursé par l’Assurance Maladie.
C’est pour cette raison que les prix sont libres et qu’ils varient d’un dentiste à l’autre.
La prothèse qui vient se poser sur l’implant, quant à elle, est remboursée par la Sécurité Sociale. Le remboursement se fait sur 70% du tarif de base, fixé entre 64,50 et 107,50 euros.

Le remboursement par une mutuelle santé

En ce qui concerne la couronne, la mutuelle se charge en générale de compléter le remboursement versé par l’Assurance Maladie.
Pour ce qui est de l’implant, cela dépend de votre mutuelle. Certaines peuvent rembourser jusqu’à 150 % du tarif conventionner.
D’autres proposent un forfait annuel, qui est mis à disposition de l’assuré et de sa famille.
Parce que chaque mutuelle fonctionne différemment, il est très important de bien lire les termes de son contrat avant de souscrire.
Par ailleurs, il est conseillé d’envoyer le devis de l’intervention à votre assureur, qui vous confirmera ou non, le niveau de remboursement de l’implant avant de faire votre choix. (Le remboursement peut également dépendre du praticien.)